L’histoire de l’ostéopathie en France

En France, comme dans le reste de l’Europe, l’ostéopathie ne connaît pas le même développement explosif que celui aux USA. Les premiers pas pour la discipline ostéopathique en France se font au travers de la médecine orthodoxe, bien qu’elle soit pratiquée par plusieurs catégories de praticiens jusqu’aux années 50 tels que les rebouteux, masseurs, chiropraticiens, physiothérapeutes et kinésithérapeutes. L’association à d’autres médecines alternatives a été une solution astucieuse pour la survie de l’ostéopathie.

La Société Française d’Ostéopathie – Robert Lavezzari e Robert Maigne

En 1913, un ouvrage est publié par les docteurs Moutin et Mann rappelant les œuvres de Barber : un bref manuel introductif sur l’ostéopathie destiné à tous les professionnels de santé mais aussi au grand public, incluant images et descriptions de certaines techniques manipulatrices (Moutin et Mann 1913).

Les origines de l’ostéopathie française remontent à l’œuvre d’un médecin du nom de Dr. Robert Lavezzari (1866-1977), qui se diplôme en 1913 à la faculté de médecine, l’Université de Montpellier, avec une thèse sur l’hystérie (Lavezzari 1913).

Après avoir combattu dans la première guerre mondiale, il rentre dans sa ville natale à Nice. Il s’intéresse à l’article d’une ostéopathe américaine qui se trouve être très proche d’Andrew Taylor Still, Florence Gair. Comme le rappelle Booth, il s’agit d’une jeune fille issue d’un milieu aisée à Brooklyn (New York) qui a eu un accident de cheval. Suite à quoi, elle devient handicapée. Mais l’ostéopathie l’ayant guérie, cette même jeune fille s’inscrit à l’école de Kirksville en 1907 où elle suit les cours dans le but de se rendre utile à l’humanité. Dès 1911, elle ouvre dans sa ville natale une clinique pour les enfants indigènes, notamment atteints de paralysie. En 1917, elle agrandit son école grâce aux fonds de son père (Booth 1924 : 725ss).

Ainsi, aux alentours de 1918, Robert Lavezzari commence à pratiquer l’ostéopathie en appliquant principalement les techniques de mobilisation des vertèbres cervicales et en donnant vie en 1932 au premier cours d’ostéopathie auprès du Dispensaire Hahnemann de Paris. Il décide d’ailleurs de s’établir dans la capitale française en 1936. Il publie de nombreux articles et tient des conférences. Il écrit même un ouvrage intitulé « Une nouvelle méthode clinique et thérapeutique : l’ostéopathie » qui sera publié en 1949.

En 1951, il constitue avec d’autres collègues la fameuse Société Française d’Ostéopathie à laquelle les diplômés de médecine, qui pratiquent les techniques manipulatrices ostéopathiques, peuvent adhérer. Il préside la société, qui existe toujours, jusqu’en 1977 (Cardin 2004 : 36 ; www.tuttosteopatia.it).

Le rhumatologue français Robert Maigne (1923-2012) s’intéresse également à la thérapie manuelle. Dans les années 50, il va étudier pendant un an à la British School of Osteopathy de Londres en ayant pour professeur l’ostéopathe de renom Myron Beal.  

Robert Maigne introduit les techniques manipulatrices dans les cours qui se déroulent au sein des universités de médecine françaises et crée le concept de “trouble douloureux intervertébral mineur” qui s’accompagne, selon lui, de changements palpables dans les tissus mous du métamère correspondant (syndrome cellulo-téno-myalgique). Il écrit de nombreux articles et livres. En 1959, il fonde la Société Française de Médecine Manuelle Orthopédique et Ostéopathie Médicale (SOFMMOM) et compte parmi les fondateurs de la Fédération Internationale de Médecine Manuelle (FIMM) en 1968. Il s’agit de l’association internationale des diplômés de médecine qui pratiquent les techniques manipulatrices manuelles.

Globalement, cette ligne de pensée intègre l’ostéopathie dans la médecine orthodoxe en l’interprétant comme thérapie de rééducation ainsi qu’un ensemble de manœuvres précises et codifiées, ignorant ses aspects philosophiques et ses techniques fonctionnelles. Les voix de ce courant estiment que la manipulation est une technique purement médicale et combattent ceux qui pratiquent la médecine manuelle sans être diplômés en médecine. 

L’ostéopathie française se répand pendant l’après-guerre parmi de nombreux praticiens non diplômés en médecine. Au début, deux kinésithérapeutes, Paul Gény et son ami Jacques Potter, vont fonder la Société de Recherches Ostéopathique. La rencontre entre l’ostéopathie et Paul Gény a lieu au cours des enseignements délivrés par un ostéopathe anglais dénommé Tom Dummer. Les cours débutent à partir de 1951 sous forme de séminaires. De nombreux participants deviennent ensuite professeurs à l’EFO (École Française d’Ostéopathie), fondée en 1956.

En mars de la même année, une association professionnelle voit le jour : Syndicat des Masseurs – Ostéopathes de France et de l’Union Française. En 1960, elle fusionne avec l’association qui regroupe les praticiens de masso-ostéopathie pour devenir le Syndicat des Ostéopathes de France.

En 1960, Paul Gény rend l’École Française d’Ostéopathie indépendante de l’école de kinésithérapie avec laquelle il partage les locaux et la transfère dans un autre siège. Les cours ont lieu de novembre à mai et prévoient sept séminaires du vendredi au lundi. On trouve parmi le corps enseignant de nombreux ostéopathes et chiropracteurs britanniques tels que John Wernham, Parnell Bradbury et Denis Brookes. En revanche, c’est Tom Dummer qui se charge de l’enseignement de l’hygiène et naturopathie.  

En 1962, un décret ministériel interdit aux praticiens non diplômés de médecine de pratiquer l’ostéopathie en France. Suite à quoi, l’EFO déménage à Londres en 1965 auprès du BCNO (British College of Naturopathy and Osteopathy) où ses élèves doivent se rendre pour poursuivre leurs études. 

Quelques années plus tard, au vu des demandes en provenance de la France et autres pays, l’école est rebaptisée École Européenne d’Ostéopathie. En 1971, l’école se transfère alors à Maidstone dans le Kent, sous la présidence de Tom Dummer – le célèbre ostéopathe défenseur de la technique d’ajustement spécifique (Specific Adjusting Tecnic, SAT). En 1974, elle prend également le nom de European School of Osteopathy, qui existe encore aujourd’hui. 

L’ostéopathie française se développe encore avec le concours de René Quéguiner, Francis Peyralade et Bernard Barillon. Ces ostéopathes formés à l’école de Paul Gény poursuivent leurs études sous tutelle de Denis Brookes, un défenseur passionné de l’ostéopathie dans le domaine crânien. Le 30 novembre 1964, Denis Brookes parvient à organiser le premier séminaire de cette matière, tenu par un groupe d’ostéopathes américains qui ont été les étudiants de Sutherland : Harold I. Magoun, Viola Frymann et Thomas Schooley. 

Quand les américains se rendent compte que trois des participants au séminaire – les jeunes ostéopathes français – ne possèdent pas le diplôme de médecine, ils en deviennent très contrariés. Néanmoins, ils décident de leur faire passer un petit examen où ils doivent reconnaître à l’œil nu, exclusivement au travers de la palpation, un os du crâne. Les trois élèves passent le test et après avoir étudié cinq ans reçoivent l’autorisation pour enseigner l’ostéopathie dans le domaine crânien en France. En 1978, René Quéguiner et Francis Peyralade fondent la Société d’études, de recherche et d’enseignement des techniques ostéopathiques (SERETO).

En domaine politique, les thérapies manuelles en France constatent deux groupes opposés.

D’un côté, on observe ceux qui soutiennent l’appartenance exclusive de ces disciplines au champs médical, initialement représentés par le SNMOFUF (Syndicat National des Médecins Orthothérapeutes de France et de l’Union Française), fondé en 1953 par Robert Maigne et quelques-uns de ces collègues. Dès 1958, le SNMOFUF change de nom pour devenir le SNMOF (Syndicat National des Médecins Ostéothérapeutes de France).

De l’autre, on constate plusieurs associations de praticiens non diplômés en médecine, dont:

  • L’AFDO (Association Française de Défense de l’Ostéopathie) fondée en 1973 pour rassembler les ostéopathes diplômés à l’ESO de Maidstone, qui s’appelle à partir de 1995 le SFDO (Syndicat Français des Ostéopathes).
  • L’AOI (Association Ostéopathique Internationale) fondée en 1963 pour connecter et réunir les spécialistes qualifiés sous une même cause, celle de la diffusion et défense de l’ostéopathie ainsi que de sa pratique et son avenir. L’AOI s’engage aussi dans la lutte pour la reconnaissance officielle de la science ostéopathique. En 1973, l’AOI devient l’IIE (Institut International d’Étiopathie). L’usage du mot « étiopathie » est un choix de fondateur de l’AOI, Christian Trédaniel, car il juge la parole « ostéopathie » limitante pour définir une science qui ne s’occupe pas seulement du soin des os. Mais derrière ce changement se cache sans conteste des raisons politiques. En effet, au vu du succès rencontré par les phytothérapeutes au regard de l’ostéopathie, l’ordre des médecins français fait pression sur les pouvoirs publics afin que les ostéopathes ne possédant pas de diplôme en médecine ne soient pas autorisés à enseigner l’ostéopathie. Il n’existe cependant pas d’interdiction pour l’enseignement de l’étiopathie.
  • L’INCO (Insitut National du Collège d’Ostéopathie) qui en 1974 se pose comme objectif de réunir les spécialisés en ostéopathie, notamment pour la recherche des sciences et de meilleures techniques dans un contexte naturopathique et écologique.

La pratique de l’ostéopathie en dehors de la médecine orthodoxe  continue à se développer, et à partir des années 80 des organisations bénévoles naissent, semblables à des ordres professionnels comme le ROF (Registre des Ostéopathes de France) et la FOF (Fédération des Ostéopathes de France). Le ROF est un registre fondé en 1981 qui recueille ceux qui se déclarent ouvertement ostéopathes ou ceux qui ne pratiquent pas la discipline en cachette, la définissant par d’autres noms tels que kinésithérapie ou physiothérapie. Elle a pour mission de promouvoir l’exercice de l’ostéopathie en tant que profession indépendante. Par ailleurs, la FOF n’est rien d’autre que l’évolution de la Fédération Française d’Ostéopathie, association née en 1976 à Montpellier en vue de réunir les organisations défendant l’ostéopathie et les thérapies manuelles, autrement dit le CNO (Collège National d’ostéopathie) et le CFO (Collège Français d’Ostéopathie).

De plus, l’ostéopathie gagne les faveurs du publics: par exemple, on rappelle que les parents des enfants en situation de handicap et les ostéopathes travaillent côte à côte pour créer à Grenoble, en 1983, l’EHEO (Association Enfants Handicapés-Espoirs Ostéopathique). Cette structure propose des soins ostéopathiques bénévoles aux enfants porteurs de handicaps lourds qui ne pourraient probablement avoir accès à de tels soins en raison des coûts élevés.

Le 8 octobre 1986, le professeur R. Villey (Président de l’Ordre National des Médecins) reçoit en audience les représentants de la FOF et de l’AFDO. Il conclut la réunion en promettant qu’il n’entreprendrait aucune mesure en violation avec la loi française pour se démarquer des charlatans.

Toujours en 1986, des mesures fiscales pour les ostéopathes sont introduites. À partir de 1986, tous les ostéopathes doivent verser la TVA. Une décision de ce genre renforce le refus du gouvernement français de reconnaître l’ostéopathie comme une profession de santé car en France les professions basées sur le soin de la personne en France sont exemptes du paiement de la TVA. Mais ceci n’est qu’un des nombreux coups portés à la profession par le gouvernement. Le pire est encore à venir et ne met pas longtemps à se manifester.

Les ostéopathes non-médecins connaissent à partir de 1988 une période sombre que nous appellerons les « années noires ». Elles se traduisent par le pullulement de procès pour exercice illégal de la médecine s’accompagnant de ce fait d’une aggravation des peines prononcées. La particularité est qu’on ne cible pas les praticiens individuellement mais plutôt un ensemble d’ostéopathes d’une même ville par exemple que l’on va poursuivre en justice puis condamner.

À partir des années 90, c’est la multiplication des écoles proposant une formation ostéopathique aux étudiants n’ayant à disposition que le baccalauréat, sans possibilité d’acquérir de l’expérience dans un contexte de sanitaire officiel.

En 1999, le Secrétaire d’État Français pour la Santé et l’Action Sociale charge Guy Nicolas d’effectuer une recherche sur les pratiques ostéopathiques et chiropractiques afin de définir les requis minimaux pour la pratique de l’ostéopathie. Le rapport sort en 2000. La même année, les médecins-ostéopathes qui appartiennent au SNMOF se lancent dans une campagne destinée à dissoudre le ROF représentant la plupart des ostéopathes non diplômés en médecine. Malgré la plainte, cette opération se solde par un échec.

Regardons les étapes ayant rythmé la reconnaissance de l’ostéopathie sur le sol français.

Le 4 mars 2002 (Loi n° 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé: article 75) marque un temps particulièrement fort de l’histoire de l’ostéopathie au travers de l’adoption de la loi Kouchner par l’Assemblée Nationale, spécifiant la reconnaissance de l’ostéopathie en France. Le titre d’ostéopathe est enfin reconnu et la formation continue est obligatoire. Autrement dit, le titre n’est utilisable que par ceux en possession d’un diplôme sanctionnant une formation propre à l’ostéopathie et étant délivré par un institut de formation agréé par le Ministre de la Santé. D’autre part, la HAS (Haute Autorité de Santé) est chargée d’établir les RBP (recommandations de bonnes pratiques). Cependant un flou va planer jusqu’en 2007 puisque cette loi ne stipule ni la formation requise, ni l’étendue de l’exercice, sans compter l’absence de précision du statut des ostéopathes exclusifs. L’ostéopathie est désormais rentrée dans la légalité, sans pour autant bénéficier d’une réglementation précise.

Le 6 août 2002 (Loi n° 2002-1062 portant amnistie : Article 3 II)  marque quant à lui l’amnistie des poursuites du délit d’exercice illégal de la médecine au cours de la pratique d’une activité ostéopathique.

Une autre avancée en faveur de la crédibilité de l’ostéopathie a lieu le 25 mars 2007 par voie de décret (Décret n°2007-435 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie) portant sur la mise en place des conditions d’exercice et d’actes interdits ou à conditions d’accès limités. Cette date représente également une étape décisive pour l’enseignement avec la définition d’un référentiel formation. L’arrêté établit entre autres les modalités quant aux demandes d’agrément, avec une formation à minima.

Les décrets d’application – dont le ROF se félicitera – sont donc publiés. Mais ce positionnement provoque confusion et incompréhension au sein de la communauté ostéopathique dans la mesure où le contenu tient peu compte des requêtes faites par les professionnels. Or, le ROF estime que la situation se doit d’évoluer car l’absence de décret rend la situation encore plus compromettante pour la pratique de l’ostéopathie, sachant que plus de 20 millions de français ont recours à l’ostéopathie en 2007. Dans cette logique, dès 2007 le ROF saisit le Conseil d’État au regard de l’application des décrets par le Ministre de la Santé.

Le 30 avril 2007, la Commission nationale d’agrément des établissements autorisés à délivrer une formation en ostéopathie est enfin créée. Rappelons que les matières biologiques et ostéopathiques sont obligatoirement enseignées sur une base de 2660 heures et que pour obtenir l’agrément, chaque établissement doit s’en tenir à un cahier des charges rigoureux.  En dépit de l’avis de la  Commission nationale d’agrément, plusieurs dizaines d’établissements sont agréés par le Ministre de la Santé entre 2007 et 2009.

Ce qui mène à la loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire en 2009, visant à renforcer la formation et le contrôle des établissements. En outre, on reconnaît le diplôme d’ostéopathe à Bac+3 en 2007. En clair, il suffit d’avoir le baccalauréat pour s’inscrire dans une école privée.

Cela soulève de nombreux questionnements dus à la disparition de l’obligation de passer par un médecin pour la pratique de manipulations cervicales. On remarque aussi que la liste des cours obligatoires est courte. Ainsi les étudiants, qui ratent leurs concours d’entrée en médecine ou en kinésithérapie, se ruent souvent vers les écoles privées. Sans parler de l’effet de mode que génère le métier d’ostéopathe et qu’on pourrait expliquer par le gain économique inhérent à la profession. En somme l’ostéopathie devient beaucoup plus attractive certes, mais à quel prix ? L’éthique de l’enseignement dépendrait donc énormément de l’intégrité des directeurs d’établissements car pour certains l’ostéopathie est devenue un véritable commerce.

En 2009, la situation de l’ostéopathie – et de la chiropractie – pose problème notamment en raison de trois motifs. D’abord, il existe une forte hétérogénéité dans la façon d’accéder à ces disciplines alors que le mode d’exercice est identique. Cette même hétérogénéité inhérente à la formation est accusée de prendre source dans un certain laxisme. Pour finir, le coût de la formation en établissement privé demeure élevé, sans pour autant reposer sur une base scientifique, orientant les étudiants vers des débouchés aléatoires. C’est pourquoi certaines écoles cherchent à se rallier pour lutter au nom d’un enseignement de qualité, permettant à un grand nombre d’entre elles d’obtenir la charte Erasmus dans la foulée.

L’ostéopathie poursuit son ascension vers la reconnaissance avec l’arrêté du 12 juillet 2012 (amendé en 2014) qui acte l’intégration de la profession d’ostéopathe au fichier ADELI. Pour rappel, ADELI est un répertoire national recensant les professionnels de santé réglementés, qui regroupe des informations sur le praticien telles que le lieu d’exercice, les diplômes, les langues parlées etc. On retrouve notamment ce numéro sur la CPS (carte de professionnel de santé). Petit bond dans le présent: en 2022, ADELI devient obsolète; dans le cadre du projet EPARS, les ostéopathes vont être intégrés au cours de 2023 au RPPS (répertoire partagé des professionnels de santé) correspondant à un identifiant unique et pérenne.

Ceci étant dit, revenons à notre voyage dans le temps.

Les représentants des ostéopathes exclusifs et la Direction générale de l’Offre de Soins organisent une réunion le 15 avril 2013 ayant pour objet la refonte du dispositif de formation des ostéopathes ainsi que l’organisation d’un calendrier des travaux s’articulant en trois phases: la rédaction du Référentiel Activités et Compétences des ostéopathes; la formulation du Référentiel de Formation des ostéopathes; la modification des critères d’agrément des établissements de formation.

Avec l’obligation de RCP (Responsabilité Civile Professionnelle) au travers de la Loi n° 2014-201 du 24 février 2014, l’État ancre davantage les ostéopathes dans le panorama des professions de la santé. À partir du 1er janvier 2015, tout professionnel autorisé à user du titre d’ostéopathe se voit dans l’obligation légale de réparer tout dommage causé à autrui dans le cadre de l’exercice de la profession. En d’autres termes, il doit pouvoir justifier que sa responsabilité soit couverte dans les conditions préconisées par la loi.

Suite à la prolifération d’écoles d’ostéopathie en France, le gouvernement ainsi que les représentants de la profession estiment que la qualité de la formation est en péril. Cela comporte en effet un risque pour la santé de manière globale. Pour cette raison, ils établissent tous ensemble un cadre légal neuf. Ainsi, il faut attendre le décret du 12 décembre 2014 pour observer une harmonisation de la formation où l’obtention du diplôme n’a plus lieu au bout de 3 ans mais de 5 ans d’études.

En septembre 2015, la France compte 26 établissements agréés. Et le nombre d’établissements va croître jusqu’en 2021 – année où le Ministère de la Santé s’intéressera de plus près au respect des critères de formation.

Le 1er septembre 2021, la sentence tombe: sur 31 écoles d’ostéopathie 9 perdent leur agrément en raison d’une « dégradation totale de la qualité des cursus ». Suite à quoi, des écoles observent une réduction de leur capacité d’accueil tandis que d’autres sont étroitement surveillées par le Ministère de la Santé. Dès lors, la rentrée 2021 enregistre 8907 étudiants contre 11345 l’année précédente. Malgré tout, les écoles mises sur le banc de touche ne se rendent pas et demandent le renouvellement de leur agrément qu’elles obtiennent le 22 septembre 2021. Mais cet agrément n’est que provisoire pour l’année 2021-2022

En 2002, on estime qu’il existe 4.000 ostéopathes induisant environ 4 millions de consultations par an (contre près de 20 millions en 2010). Fin 2008 la population d’ostéopathes a plus que doublé pour arriver à 9.808. Par la suite, la profession va connaître un véritable boom démographique à partir de 2007 pouvant s’expliquer par l’ouverture de nombreux établissements de formation. Ces derniers permettent d’ailleurs l’entrée de 2.500 à 3.500 ostéopathes par an sur le marché. Mais une baisse notable du nombre d’étudiants se dessine entre 2012 et 2014 due à la réglementation du dispositif de formation (critères qualitatifs, accès limité au formation).

Au cours du temps, on remarquera de surcroît une tendance à l’exercice exclusif de la profession. En 2010, 43% des ostéopathes sont dits exclusifs mais deux ans plus tard cette tendance s’inverse, atteignant 53%. En 2016, on trouve 26.222 ostéopathes dont 14.953 ostéopathes exclusifs (57% ostéopathes exclusifs). En décembre 2017, on dénombre 29.612 ostéopathes dont environ 60% sont exclusifs selon ADELI. En janvier 2022, l’exercice exclusif prédomine dans la profession d’ostéopathe avec 63%.

Par conséquent, cette explosion va impacter la présence de l’ostéopathie sur le territoire ainsi que son accès pour les habitants. En 2010, on a 1 ostéopathe pour 5.566 habitants (11.608 ostéopathes au total) tandis qu’en décembre 2021 on observe 1 ostéopathe pour 1829 habitants (36.861 ostéopathes au total). Ce qui se traduit par une croissance de 218% de la profession d’ostéopathe. Ce sont des moyennes annuelles pour l’ensemble du territoire français.

En termes de densité, la France reste en tête de l’Europe. Par exemple, la Belgique compte 1 ostéopathe pour 4600 habitants. Outre la densité, la population ostéopathique française reste plus dense que celle du pays natal de la discipline – les États-Unis qui comptent actuellement 40.000 ostéopathes.

La demande croissante de la part des patients trouve donc une réponse dans la recrudescence du nombre de praticiens en France. Même si les ostéopathes se regroupent essentiellement dans les grandes villes l’ostéopathie reste présente sur tout le territoire, avec une concentration plus forte dans les régions au sud de la France (Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nouvelle-Aquitaine). En revanche, les régions rurales, péri-urbaines et au nord de la Loire figurent des déserts médicaux et par déduction une aubaine pour les jeunes praticiens.

Le boom au sein de la profession s’accompagne d’une féminisation progressive de la profession dès 2009. Le pourcentage de la population féminin au sein de la profession en détail :

  • 38% en 2014
  • 43% en 2017
  • 45% en décembre 2021

Selon la DREES, les hommes représentent 55% de la profession en 2021 contre 62% en 2014. L’ostéopathie s’oriente donc vers une parité de la profession avec une tendance positive.

Aussi, on peut louer le dynamisme de cette branche d’activité dont la population reste particulièrement jeune. En 2021, la tranche des 25-35 ans représente 34% des ostéopathes alors que celle des 35-45 ans en occupe 30%. Autrement dit, plus d’un ostéopathe sur trois ont moins de 35 ans et plus de deux ostéopathes sur trois ont moins de 45 ans.

Une hausse du nombre de remplaçants pigmente aussi le paysage ostéopathique pour en confirmer l’attractivité. En 2012, nous avons 980 remplaçants pour 17.835 ostéopathes et quatre ans plus tard 1.854 remplaçants pour 26.222 ostéopathes.

Par ailleurs, le nombre d’inscriptions à l’ARS (Agence Régionale de Santé) va crescendo :

  • 70 inscriptions en 2002
  • 8971 inscriptions en 2008
  • 2116 inscriptions en 2021

L’année de 2008 souligne une explosion très nette, conséquence de la loi 2002 et de l’enregistrement des diplômes obtenus auparavant. Depuis 2010, la moyenne d’inscriptions à l’ARS se stabilise à un peu moins de 2000 par an.

Pour revenir brièvement sur le nombre de consultations, on déduit une courbe croissante de par la hausse des prises en charge par les mutuelles qui ouvrent de plus en plus l’accès à l’ostéopathie.

Si nous devions parler de la place occupée par l’ostéopathie dans la société française, il est indispensable de l’observer d’un point de vue sociologique et économique. 

Alors qu’en 2010, 42% de la population ont déjà consulté un ostéopathe, en 2016 cette part monte à 67%. On peut également dire que l’ostéopathie bénéficie d’une perception plutôt positive de la part de la population française. L’enquête Ifop réalisée pour les Ostéopathes de France, en 2016, établit que plus de 1 français sur 10 ont une « bonne image » de l’ostéopathie et que 3 sur 10 en ont même une « très bonne ». De plus, 9 français sur 10 reconnaissent l’efficacité de l’ostéopathie. 

L’étude menée par le Cabinet Asterès Etudes & Conseils, à la demande du ROF et CBF Assurances, prouve quant à elle que l’ostéopathie a un impact économique certain en France.  Cette étude a sélectionné deux motifs de consultation (lombalgie et cervicalgie) et s’est concentrée sur les travaux les plus solides et conservateurs relatifs à l’ostéopathie. 

Elle montre que 6% des patients consultant un ostéopathe en parallèle du parcours classique attestent d’un taux de rétablissement supérieur, induisant de ce fait un gain économique global. Les calculs au travers de l’étude soulignent que ledit gain économique équivaut à 67 millions d’euros par an ; répartis entre 29 millions d’euros d’économie pour la CNAM, 51 millions d’euros de gain pour les entreprises et 13 millions d’euros de dépenses supplémentaires pour les patients et leurs complémentaires santé. 

Par déduction, l’impact de l’ostéopathie pour la France peut être globalement qualifié de positif. 

Le monde de l’ostéopathie français se compose d’une variété d’acteurs dont certains sont garants de son bon fonctionnement.

  • Les ARS (Agences Régionales de Santé) : chaque région dispose d’une agence ayant le devoir d’assurer une veille de la sécurité sanitaire en vue de mieux répondre aux besoins des habitants et améliorer l’efficacité du système. La France en compte 19 au total.
  • Ministère des Solidarités et de la Santé :  il élabore et applique la politique du gouvernement dans les domaines des affaires sociales, de la solidarité et de la cohésion sociale, de santé publique et de l’organisation du système de santé.
  • HAS (Haute Autorité de Santé) : trois missions lui incombe soit l’évaluation des médicaments, dispositifs et actes en vue de leur remboursement ; la recommandation des bonnes pratiques de santé publique ; mesurer et améliorer la qualité des hôpitaux, cliniques, médecine de ville et établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Ministère des Sports : cette administration publique générale définit les objectifs de la politique nationale du sport, en fixe le cadre juridique et garantit le respect de l’intérêt général
  • Ministère de l’agriculture et de l’alimentation : chargé du renforcement de l’indépendance alimentaire.

Mais il ne faut pas oublier que les praticiens se distinguent entre ostéopathes exclusifs et non exclusifs. Naturellement, cette distinction va se prolonger jusque dans les organismes et ordres dont chacun va dépendre.

Commençons par les ostéopathes exclusifs.

  • Le ROF (présenté un peu plus haut).
  • L’Académie d’ostéopathie: sous l’impulsion de plus de 60 ostéopathes, l’association loi 1901 à but non lucratif naît le 26 janvier 1997 grâce à la passion de plus de 60 ostéopathes épaulés par plusieurs associations socio-professionnelles existant à l’époque. Elle se définit comme un lieu d’échanges et de réflexion sur la tradition, la philosophie, la recherche et l’art de l’ostéopathie. C’est aujourd’hui le bénévolat de plusieurs ostéopathes qui la fait vivre avec la volonté de servir au mieux l’ostéopathie.
  • Les syndicats sont les porte-paroles de la profession auprès des pouvoirs publics :
    • ODF (Ostéopathes de France ; ex-UFOF), créé en 1987
    • SFDO (Syndicat Français des Ostéopathes), créé en 1973
    • CNO (Chambre Nationale des Ostéopathes), créé en 2004
  •  Les associations humanitaires telles que :
    • Corp’Ostéo est une association loi 1901 fondée en septembre 2013 par deux ostéopathes parisiens pour proposer les soins ostéopathiques aux plus démunis ou en difficulté dans le domaine de la santé. Elle accueille des personnes en situation de pauvreté, de précarité, des individus porteurs de handicaps ou vivant dans l’exclusion. Lieu des soins : Paris.
    • DONE (Dispensaire Ostéopathique du nourrisson et de l’enfant ou les mercredis de l’ostéopathie)  est créée en mars 1998 et sa gestion se trouve aux mains d’ostéopathes de Grenoble. L’association propose des consultations ostéopathiques bénévolement à des nourrissons et enfants en situation de handicap ou issus d’une famille en difficulté financière.  Lieu des soins : Grenoble et ses alentours
    • ECHOSTEO (Emerging Countries Humans & Osteopaths) est une association loi 1901 à but non lucratif qui tourne grâce à des ostéopathes et étudiants en ostéopathie bénévoles depuis 2014. Ses fondateurs Julie Nicolas et Samuel Hagiakian partageaient la même ambition. Ils se fixent comme mission de transcender les frontières sociales et géographiques pour œuvrer au sein des pays en voie de développement en y apportant l’ostéopathie.
  • Les experts judiciaires sont des collaborateurs occasionnels du juge, sollicités pour apporter leur expertise en toute indépendance au travers d’un rapport où ils répondent uniquement aux questions posées. Le CEJOE (Collège des Experts Judiciaires Ostéopathes Exclusifs) est une association loi 1901, fondée en 2012, qui devient après l’assemblée générale extraordinaire du 21 octobre 2017 le CEJOE.

En ce qui concerne les ostéopathes non exclusifs, on retrouve des acteurs remplissant les mêmes fonctions comme les syndicats et experts judiciaires.

  • L’Ordre des médecins/kinésithérapeutes est créé en 2004. L’ordre correspond à un organisme de droit privé chargé d’une mission de service public. Le Code de la santé publique lui attribue une mission d’entraide qui implique globalement l’apport de soutiens financiers et logistiques à des professionnels ou bien à leur famille en situation difficile à la suite d’accidents de la vie ou catastrophes naturelles. En somme, le Conseil départemental de l’ordre symbolise un interlocuteur de proximité vers lequel tout professionnel doit se tourner.
  • L’ANM (Académie Nationale de Médecine) est héritière de l’Académie Royale de chirurgie (1731) et de la Société Royale de médecine (1778), à l’initiative du baron Portal. Elle verra le jour l’Académie de Médecine est fondée en 1820 par Louis XVIII. Le 29 janvier 1947, elle devient l’ANM (Académie Nationale de Médecine) par décision. Aujourd’hui, elle a pour mission de répondre aux questions émanant du gouvernement dans le domaine de la santé publique. Elle jouit d’une certaine liberté quant à l’émission d’avis ou communiqués, même si ces derniers se destinent à une grande diffusion. Elle s’engage également dans le perfectionnement et la diffusion des sciences médicales et pharmaceutiques, sans oublier leur application. Une particularité de cette entité est qu’elle peut être saisie d’une demande d’avis par les pouvoirs publics mais elle a aussi la possibilité de s’autosaisir dans les domaines de la santé, notamment des questions de Santé publique et d’Éthique médicale.
  • Là encore, on retrouve les syndicats pour les ostéopathes non exclusifs de santé cette fois.
    • Pour les ostéopathes-masseurs-kinésithérapeutes:
      • FFMKR (Fédération Française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs), 1963
      • SNMKR (syndicat National des Masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs), 1977.
    • Pour les ostéopathes-médecins:
      • Les Ostéos de France, 1998 ;
      • SMMOF (Syndicat de Médecine Manuelle Ostéopathie de France), 1953.
  • Les experts judiciaires sont également présents ici. Citons la CNEJMO (Compagnie nationale des Experts Judiciaires en Médecine Ostéopathique) qui est une association loi 1901, créée en 2011 pour les ostéopathes non exclusifs.

Toutefois, la liste des acteurs de l’ostéopathie en France ne s’arrête pas là et s’étend bien au-delà. Sans pour autant les lister tous, nous tâcherons d’en évoquer un échantillon pour donner un aperçu de la diversité de l’horizon ostéopathique français.

  • Organisations professionnelles dites Associations professionnelles : pour les consulter nous vous renvoyons à ce lien du site.
  • Associations étudiantes :
    • Les étudiants de l’Institut Supérieur d’Ostéopathie Paris créent ensemble en 2011 l’EOM (étudiants ostéopathes du monde), une association délivrant des soins ostéopathiques à travers le monde aux populations qui n’y ont pas nécessairement accès à travers le monde. Elle présente également une dimension humanitaire en apportant du matériel (vêtements, matériel médical, scolaire…) aux populations rencontrées.
    • La FéDEO (fédération nationale des étudiants en ostéopathie) représente tous les étudiants en ostéopathie de France et a été fondée en 2013. Elle contient 10 associations sur 31 écoles. Elle sert différents buts : défense des droits de façon individuelle et collective ; mise à jour relative à l’évolution de la formation et du monde ostéopathique ; rassemblement des diverses associations étudiantes en ostéopathie ; formation des différents acteurs du réseau à l’associatif ; construire ensemble l’avenir de l’ostéopathie.
    • E&D (Engagé·e·s et Déterminé·e·s) est une association nationale de solidarité internationale et d’éducation populaire animant un réseau d’associations loi 1901 – dirigées par des jeunes et/ou étudiants –,dont le but est de créer des liens de solidarité à l’internationale.
  • Associations des écoles :
    • Depuis juin 2004, l’ESO Solidaires est association œuvrant dans l’aide humanitaire en Afrique. Elle a pour vocation de sensibiliser sur le système de santé préventif mais aussi de donner accès aux soins à ceux vivant en désert médical.
  • Associations de patients :
    • ASO (Aujourd’hui Santé Ostéopathie) lutte pour affirmer les droits au libre choix thérapeutique et agir pour l’ostéopathie.
  • Associations pour les personnes en situation de handicap :
    • COPB (Cercle des Ostéopathes du Pays Basque) : centre de soins proposant des soins ostéopathiques à des enfants atteints de handicaps

  • Booth ER. (1924) History of Osteopathy and Twentieth-Century Medical Practice. Cincinnati, OH: Caxton Press; 1924
  • Brousseau P. Specific Adjusting Technic/SAT Hommage à Thomas George Dummer, DO. ApoStill, Janvier 2000 – n. 5:59-63.
  • Cardin H. Guérison et protection du dos. Carnot, Chatou, Francia 2004 
  • Lavezzari R. Que faut-il entendre par hystérie? Tesi discussa presso la Facoltà di Medicina di Montpelllier, 4 luglio 1913. Montpellier: Firmin et Montane, 1913.
  • Lavezzari R. Une nouvelle méthode clinique et thérapeutique: l’ostéopathiei, 1949.
  • Moutin L., Mann GA. Manuel d’ostéopathie pratique, théorie et procédés Pairs: Librairie Internationale de la Pensée Nouvelle, G.A. Mann éditeur, 1913.
  • Osteopathic International Alliance. The OIA Global Report:  Global Review of Osteopathic Medicine and Osteopathy 2020, 2020.
  • www.tuttosteopatia.it
  • Loi n° 2002-303 Kouchner, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé: article 75; 4 mars 2002, Assemblée Nationale; NOR: MESX0100092L; JORF du 5 mars 2002 Texte n° 1
    https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2002/3/4/MESX0100092L/jo/texte
  • Loi n°2002-1062 portant amnistie: article 3 II; 6 août 2002, Assemblée nationale; NOR: JUSX0200109L; JORF du 9 août 2002 Texte n° 1 https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2002/8/6/JUSX0200109L/jo/texte
  • Décret n° 2007-435 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie; 25 mars 2007, Assemblée Nationale; NOR: SANH0721330D; JORF n°73 du 27 mars 2007 Texte n°20
    https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2007/3/25/SANH0721330D/jo/texte
  • Loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire n° 2009-879 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires; 21 juillet 2009, Assemblée Nationale; NOR: SASX0822640L; https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/JORFARTI000020879722
  • Arrêté 12 juillet 2012, relatif à la mise en place d’un traitement de données à caractère personnel dénommé ADELI de gestion de l’enregistrement et des listes départementales de certaines professions et usages de titres professionnels; 12 juillet 2012, Assemblée Nationale; NOR: AFSE1128927A, https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000026393379
  • Loi n° 2014-201 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la santé; 24 février 2014, Assemblée Nationale; NOR: AFSX1315898L; JORF n°0047 du 25 février 2014 Texte n°4 https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/2/24/AFSX1315898L/jo/article_1
  • Arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie; 14 décembre 2014, Assemblée Nationale;  NOR : AFSH1426478A; JORF n°0289 du 14 décembre 2014; https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000029894219

  • Les évènements qui mènent à la reconnaissance légale : 
    https://www.osteo-rennes.fr/ma/actualites/osteopathie-20-ans-de-reconnaissance.php
    https://www.osteopathie.org/historiqueOsteopathie.html
    https://www.osteopathie.org/documents.php?url=livret1_presentation_2022_554.pdf
  • Un coup d’oeil sur la démographie de l’ostéopathie en France :
    https://www.osteo-tours.fr/single-post/2013/04/03/l-ostéopathie-en-france#:~:text=En%202002%2C%20l%27Assemblée%20Nationale,l%27usage%20du%20titre%20ostéopathique
    https://www.osteopathes.pro/fr/cartographie
  • L’impact de l’ostéopathie en France : 
    État des lieux de l’ostéopathie en 2022; 9 Février 2022; Erwan-Oosteo
    https://asteres.fr/site/wp-content/uploads/2019/06/ASTERES-Etude-dimpact-Registre-des-Ostéopathes-de-France-juin-19.pdf
    https://www.ifop.com/publication/osteopathe-notoriete-et-image-de-la-profession/
  • Acteurs de l’ostéopathie : 
    https://osteopathie.ooreka.fr/comprendre/association-osteopathe
    https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?article2699&lang=fr
    https://www.osteopathie.org/3583-les-associations-expertise-judiciaire-en-osteopathie.html
    https://www.osteopathe-syndicat.fr/association-osteopathes
    https://cejoe.org/les-associations-solidaires-en-osteopathie/

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La diffusion de l'ostéopathie en dehors des États-Unis

L'histoire de l'ostéopathie au Royaume-Uni

C'est à la fin du XIXe siècle que l'ostéopathie fait ses débuts au Royaume-Uni, notamment grâce à la participation décisive de J.M. Littlejohn, fondateur de la première école d'ostéopathie du pays. S'ensuivent des années d'agitation et d'expansion, marquées par l'ouverture de plusieurs écoles et associations professionnelles, dont les rapports ne sont pas exempts d'antagonismes et désaccords. Toutefois, dès les années 80, les ostéopathes britanniques parviennent à s'unir, obtenant rapidement des résultats extraordinaires.

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