Francesca Lo Basso, Alessandra Pilzer, Giulio Ferrero, Francesco Fiz, Emanuele Fabbro, Daniele Oliva, Clizia Cazzarolli, Andrea Turrina | Année 2021

Traitement manuel de la mobilité rénale et des symptômes chez les femmes avec lombalgie non spécifique et infections urinaires

Pathologie:

Lombalgie chronique non spécifique

Type d'étude:

Étude rétrospective

Date de publication de la recherche:

12-03-2021

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But de l'étude

  • Objectif : déterminer l’utilité du traitement manipulateur dans la réduction des symptômes dus à l’infection du tractus urinaire et la douleur chez les patients atteints de lombalgie non spécifique à travers la mobilisation rénale
  • Critères d’évaluation mesurés :
    • Principal : échelle de mobilité rénale (KMS en anglais) à travers les ultrasons à haute résolution
    • Secondaires : mobilité de la colonne lombaire pendant la flexion du torse à travers le test Schober modifié et lombalgie, douleur mesurée par l’intermédiaire de VAS en position verticale ou fléchie, récidives de l’infection de l’appareil urinaire

Intervenants

  • Nombre : 20 personnes (20 femmes)
  • Critères d’inclusion : âge > 18 ans, diagnostiqués via des ultrasons et questionnaires concernant la mobilité et traités au centre médical où travaillent les auteurs, lombalgie non spécifique, au moins un épisode d’infection du tractus urinaire au cours des 3 mois précédant le traitement
  • Critères d’exclusion: thérapie manipulatrice dans les 6 mois précédant le traitement, vessie neurogène, maladies rhumatismales, infections aiguës, paralysie périphérique ou centrale, usage chronique de médicaments analgésiques (ex : opiacés, stéroïdes, AINS), contrindications absolues au traitement manuel, absence d’ultrasons aux reins au moment du traitement, ne pas avoir rempli de questionnaires d’évaluation, ne pas être présent à la visite de contrôle (follow-up)
  • Groupes d’étude : deux groupes obtenus par randomisation
    • Groupe 1 : manipulation avec thrust, 10 personnes (10 femmes, moyenne d’âge 47 ans), présentant des symptômes mineurs d’infection du tractus urinaire par rapport au groupe 2
    • Groupe 2 : manipulation sans thrust, 10 personnes (10 femmes, moyenne d’âge 45,9 ans)

Interventions et évaluations

  • Évaluation à travers les ultrasons de la mobilité rénale droite via KMS avant et après traitement
  • Évaluation de la mobilité (via test Schober modifié) et de la douleur (via VAS) lombaire avant et après traitement
  • Évaluation des symptômes liés à de possibles récidives de l’infection du tractus urinaire au moment du traitement et par entretien téléphonique 1 mois après le traitement avec l’utilisation du questionnaire UTI Symptoms Assessment
  • 1 session de traitement
  • Manipulation avec thrust : 3 techniques de nature ostéopathique, thrust au niveau T12-L1, stretching du fascia périnéphrétique, technique d’équilibrage rénal fonctionnel
  • Manipulation sans thrust : mêmes techniques décrites ci-dessus mais sans thrust
  • Manipulation réalisée par 2 physiothérapeutes avec au moins 5 ans d’expérience

Résultats

  • Critère d’évaluation principal : la mobilité rénale mesurée par KMS s’améliore de façon statistiquement significative seulement dans le groupe avec les thrust, alors que d’après les chiffres, elle se détériore légèrement dans le groupe sans thrust
  • Critères d’évaluation secondaires : alors que la douleur lombaire régresse de façon statistiquement significative dans chaque groupe, seul le groupe avec les thrust connaît une amélioration de la mobilité lombaire. En revanche, ce groupe voit également une plus forte diminution de la douleur (de 6,3 ± 2,9 à 1,2 ± 2,6) par rapport au groupe sans thrust (de 6,3 ± 2,9 à 3,9 ± 2,7).

L’évaluation des symptômes urinaires ne montre, par ailleurs, pas de différences statistiquement significatives entre les deux groupes. Le groupe sans thrust rapporte une diminution légèrement supérieure, mais le groupe qui reçoit les thrust manifestent des symptômes mineurs depuis le début.

Commentaires

Les manipulations ostéopathiques prévalant aussi les thrust attestent d’améliorations statistiquement significatives au regard des différents critères d’évaluation avant et post-traitement. De plus, étant donné que ces changements n’apparaissent pas dans le groupe privé de thrust, le traitement comprenant les thrust se révèle supérieur dans l’amélioration de la mobilité rénale, la douleur et la mobilité lombaire.

Puisque le fascia viscéral rénal est lié au fascia somatique dorso-lombaire, l’amélioration de la mobilité rénale grâce aux techniques consacrées au niveau anatomique (autrement dit aux fascias) et fonctionnel (c’est-à-dire dédiées au rééquilibrage de l’activité des fibres nerveux qui innervent les reins) peut facilement expliquer la réduction de la douleur ainsi que l’augmentation de la mobilité lombaire. Une étude précédente venant confirmer cette hypothèse nous informe d’une réduction de la mobilité rénale en plus des 100 patients atteints de lombalgie.

La critique Osteopedia

Par Marco Chiera

Forces : l’étude rapporte comment de simples techniques (ex : agir seulement sur le fascia périnéphrétique) sont en mesure d’améliorer la mobilité rénale et, ainsi, l’état fonctionnel de la colonne lombaire.

Limites : l’échantillon très petit empêche de généraliser les résultats, comme reporté par les auteurs, à la fin seules les femmes sont analysées. Les résultats ne sont donc pas extensibles aux hommes.

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