Maiwen Habchi
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20/09/2022 - Ultimo aggiornamento 14/03/2023

Riccardo A. Feely, Holly E. Kapraun | Anno 2017

Scoliose infantile idiopathique progressive et traitement manipulatrice ostéopathique

Patologia:

Scoliose

Tipo di studio:

Étude de cas

Data di pubblicazione della ricerca:

01-09-2017

Image

Scopo dello studio

  • Objectif : reporter l’effet du traitement manipulateur ostéopathique (OMT) chez une enfant atteinte d’une scoliose infantile idiopathique progressive
  • Critères d’évaluation mesurés : différence dans l’angle costo-vertébral (RVAD) et report des symptômes

Partecipanti

  • Nombre: 1
  • Description : l’enfant nait par césarienne sans complication et pèse 2,8kg. Elle mesure 50cm, indice de Apgar 8 et 9 à 1 et 5 minutes.
    La mère remarque une anomalie dans la courbe thoraco-lombaire à 6 mois, étant donné qu’autant la mère que la grand-mère présentent une scoliose idiopathique légère et asymptomatique, le frère une scoliose non progressive et le père le syndrome de la jambe courte. A 12 mois, des spécialistes en orthopédie pédiatrique notent une difformité thoracique avec RVAD de 46,9°, définissant ainsi un diagnostic de scoliose infantile idiopathique progressive asymptomatique. L’enfant bénéficie donc de sa première intervention de plâtre de Risser à 12 mois sous anesthésie générale. En outre, elle commence à porter un corset de Risser de T1 à L5. A 14 mois, RVAD arrive à 50° et les médecins procèdent à une seconde intervention de plâtre de Risser.

Suite à cette intervention, on l’amène en clinique ostéopathique bien qu’elle ne présente pas de symptôme en lien avec la scoliose. L’évaluation ostéopathique structurelle relève une plus faible impulsion rythmique crânienne, une altération dans la rotation des os temporaux, de C1, du sacrum et du bassin. Ces signes amènent à élaborer un diagnostic de plagiocéphalie et scoliose infantile idiopathique progressive avec des dysfonctions somatiques à la tête, cervicale, sacrum et bassin.

Interventi e valutazioni

  • 12 sessions mensuelles (environ) d’OMT, dès l’âge de 14 mois jusqu’à 28 mois
    • Ensuite, 6-10 sessions annuelles à l’âge de 5 ans, sessions plus éparses jusqu’à 7 ans
  • OMT individualisé sur la base des dysfonctions somatiques relevées et appliqué lorsque cela est possible compte tenu de la présence du corset
    • Techniques principales : mécanisme respiratoire primaire, équilibrage ligamentaire, techniques indirectes, directes, articulaires et relâchement myofascial

Risultati

On enlève à 17 mois le deuxième corset et le TDAH est de 40°.

Après la deuxième visite, le TDAH est de 23° et on lui met un troisième corset, que l’on enlève toutefois peu de temps après en raison de 2 épisodes de détresse respiratoire secondaire issue d’une pneumonie.

Après la troisième visite, les parents décident de ne plus recourir au corset de Risser. Par ailleurs, même si on conseille un tuteur thoraco-lombaire, les parents s’y opposent.
Bien qu’elle soit impliquée dans un accident de voiture et qu’en conséquent elle ne marche pas pendant une journée, le TDAH continue à régresser jusqu’à 12° à 21 mois – période de la cinquième visite ostéopathique.

A chaque visite suivante, on évalue et traite l’enfant en fonction de ce qui ressort de l’évaluation ostéopathique.

À 28 mois, les radiographies ne relèvent pas de signes de scoliose et jusqu’à 7 ans les radiographies annuelles persistent à montrer une courbe thoracique stable avec un TDAH inférieur à 5°.

Commentaires

Dans ce cas, l’OMT montre une capacité à résoudre une scoliose infantile idiopathique progressive par des traitements mensuels dans les premières années de vie.
La raison d’un tel effet peut venir du fait que, souvent, la scoliose infantile idiopathique s’associe à des altérations et asymétries dans le développement crânien, notamment occipital. Agissant ainsi au niveau crânien, l’OMT peut agir directement sur la cause des scolioses, et pas simplement sur la manifestation comme le corset, poussant ainsi l’organisme à s’autoréguler. Ceci expliquerait aussi l’effet positif de la première visite où, à cause du corset, la courbe thoraco-lombaire n’est pas traitée.

Mais puisque dans les 4 premiers mois de traitement, on applique l’OMT en combinaison avec des méthodes orthopédiques, il est difficile d’évaluer correctement quelle intervention a un effet prioritaire, bien que la scoliose poursuive son amélioration quand les interventions orthopédiques ne sont plus suivies.

Au vu de la nature progressive de la scoliose infantile idiopathique – la nature progressive se manifestant surtout chez les femmes – il est difficile de formuler une hypothèse quant à la résolution spontanée.

La recensione di Osteopedia

Par Marco Chiera

Forces : résultat particulièrement marquant, surtout face à l’abandon des interventions orthopédiques, qui mérite approfondissement ; description ostéopathique intéressante des potentielles sources sous-jacentes à ce type de scoliose.

Limites : bien que l’étude arbore un résultat notable, un cas ne permet pas de tirer des conclusions sur l’efficacité d’une thérapie. Il faut de plus grandes et solides études. En outre, il faudrait aussi des études plus rigoureuses et récentes pour soutenir le lien entre asymétrie/altération crânienne et scoliose comme mécanisme compensatoire.
En revanche, bien que les auteurs excluent la possibilité d’une résolution spontanée sur la base d’un diagnostic de scoliose progressive, il n’est pas dit que le diagnostic en question soit correct. Cet aspect n’est pas négligeable puisque, en cas de diagnostic erroné, plus de la moitié des cas ayant une situation similaire à celle décrite (avec plagiocéphalie annexe) tendent à se résoudre pendant l’enfance.
Une limite n’est pas claire quant au fait qu’il y ait confusion ou autre. En effet les auteurs parlent de TDAH mais dans les radiographies reportées on montre l’angle de Cobb.

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